mercredi 10 octobre 2018

Lumière 2018: "Walkover", une jeunesse polonaise

Bonjour à tous

en 1965, Jerzy Skolimowski réalisait Walkover, son deuxième long métrage, dans lequel il joue lui même le rôle d'Andrzej, personnage récurrent de ses premiers films. Le festival Lumière l'a donc programmé en avant première de sa ressortie (prévue en 2019) et il sera projeté à l'Institut Lumière le mercredi 17 octobre à 18h15.

Le film vaut tant pour la forme que pour ce qu'il raconte, notamment de la société polonaise de ces années 1960. La forme tout d'abord. Avec 28 plans seulement, Skolimowski réussit une vraie prouesse pour raconter une histoire riche en rebondissements. Un étudiant renvoyé de polytechnique retrouve une femme qui veut faire sa vie avec lui. Mais il rencontre aussi son ancien entraîneur de boxe qui lui propose de remonter sur le ring. En 1h17, le cinéaste polonais propose donc deux objectifs à son personnage qui va bientôt avoir 30 ans, avec des mouvements de caméra créant souvent des plans chaotiques.
Sur le fond, Skolimowski en raconte beaucoup sur cette société polonaise marquée par le communisme. En 1956, Andrezj aurait eu 21 ans, l'âge des contestations, des revendications. Pour tous les spectateurs, 1956 est dans les mémoires polonaises. C'est l'année de la tentative de remise en cause de la suprématie soviétique avec l'arrivée au pouvoir de Gomulka. Mais les menaces de Moscou remirent la Pologne dans le rang du Bloc de l'Est. Ainsi, en 1965, c'est un Andrezj, symbole de cette jeunesse orpheline de ses rêves, de ses aspirations que Skolimovski dépeint. Un personnage encore adolescent alors même qu'il a près de 30 ans. Un personnage qui n'a pas réussi ses études, qui ne s'engage pas sentimentalement et à qui on propose un nouveau défi, combattre sur le ring, défi individualiste dans une société écrasée par le poids du collectif et de la soumission.

Un film à découvrir donc, réalisé par un cinéaste qui a travaillé avec les plus grands metteurs en scène polonais, dont Andrezj Wajda et Roman Polanski.

Mercredi 17 octobre - 18h15 - Institut Lumière salle 2
Walkover de et en présence de Jerzy Skolimowski
Réservation


À bientôt
Lionel Lacour

mardi 9 octobre 2018

Lumière 2018: "Olivia" ou le film d'une intruse

Bonjour à tous

Dimanche 14 octobre à 22h sera projeté à l'Institut Lumière salle 2 le film de Jacqueline Audry Olivia. Réalisé en 1951, ce film n'a comme rôles principaux que des femmes dont l'immense Edwige Feuillère dans le rôle de Mademoiselle Julie, nommée d'ailleurs aux BAFTA pour son interprétation pour ce rôle.
Il s'agit du 5ème film de la réalisatrice qui commença par une adaptation de la comtesse de Ségur, Les malheurs de Sophie en 1946.
Avec Olivia, elle poursuit sa carrière de cinéaste et s'inscrit comme une sorte de représentante avant l'heure du féminisme en étant, bien malgré elle, la seule femme réalisatrice française jusqu'au milieu des années 1950. Et encore, elles furent bien peu à diriger des films ensuite, ce que Jacqueline Audry fit jusqu'en 1973 et ce à 18 reprises!

Avec Olivia, la cinéaste aborde des relations saphiques au sein d'une institution de jeunes filles. Autant dire que son film est d'une réelle transgression dans ces années d'après guerre même s'il reprend une trame peu éloignée du film de Léontine Sagan Jeunes filles en uniforme de 1931.

On trouve dans ce film une élégance rare, une analyse des sentiments amoureux naissants ou jaloux, avec une vraie acuité de réalisatrice pour celle qui fut l'assistante avant-guerre des plus grands, comme Ophüls ou Pabst. Olivia ne devient d'ailleurs qu'un prétexte pour évoquer ces amours interdites et cachées, où les hommes se font rares à l'écran.

Le film est lui aussi rare en salle et sa projection est un cadeau pour tous ceux qui veulent découvrir ce cinéma de femme s'imposant dans une industrie d'hommes, que ce soit celle du cinéma à papa ou de ce qui allait s'appeler la nouvelle vague.
La séance sera présentée par la comédienne Anne Parillaud,

Dimanche 14 octobre à 22h - Institut Lumière salle 2
Olivia de Jacqueline Audry
Présenté par Anne Parillaud
Réservation

À très bientôt
Lionel Lacour

Lumière 2018: "FTA", un documentaire sur Jane Fonda, militante anti-guerre du Vietnam


Bonjour à tous

En 1972, Jane Fonda est désormais une des plus grandes stars du cinéma mondial. Elle a joué pour René Clément avec Alain Delon dans Les félins, avec Arthur Penn pour La poursuite impitoyable, avec Sydney Pollack pour On achève bien les chevaux.
Dès 1971, elle participe à une tournée aux USA avec l'acteur Donald Sutherland, son partenaire dans Klute d'Alan J. Pakula,  se rendant avec d'autres artistes militants de garnisons militaires en garnisons militaires, d'abord aux USA puis dans les bases du Pacifique avec un slogan: "FTA", abréviation aux multiples significations, allant de "Free THeater Associates" à "F*** The Army".

Cette troupe anti-guerre essaye alors de convaincre les GIs de manifester leur opposition à cette guerre afin que les autorités y mettent fin.  Francine Parker filme alors en 1972 les tribulations de cette équipée pacifiste dans leurs tournée dans le Pacifique, les spectacles donnés, les échanges avec les GIs, mais également, capte les réactions et/ou réticences des soldats américains sur le conflit qui dure depuis déjà 7 ans. Le film sort aux USA en juillet 1972, produit par des sociétés indépendantes dont l'improbable Indochina Peace Committee (IPC) Films!

Mais la carrière du film est écourtée car, alors que le film était en salle, Jane Fonda se rendit au Vietnam pour s'opposer à la guerre menée par son pays. Or, elle se fit prendre en photo sur un char Vietminh ce qui lui valut et le surnom de Hanoi Jane et la haine d'une grande partie de la population. Quant au documentaire, il fut retirer des salles, Francine Parker soupçonnant des ordres venant de la Maison Blanche.

FTA est donc un documentaire sur l'engagement, celui d'artistes qui, à tort ou à raison, se sont impliqués dans un combat, profitant de leur notoriété pour faire valoir leurs idées pacifistes, au risque de ruiner leur carrière dans un pays paradoxal, pouvant être à la fois contre la guerre menée au Vietnam tout en condamnant des actions jugées anti-patriotiques. FTA est à la fois un documentaire sur Jane Fonda, sur l'action militante des artistes tellement souvent utilisés dans les guerres précédentes dans la propagande de guerre, et sur une société américaine qui voyait sa jeunesse être de plus en plus contestatrice.

Un documentaire à voir absolument donc, car certainement une découverte pour la majorité de ceux qui le verront!

Mardi 16 octobre - 18h45 - Institut Lumière salle 2
DOCUMENTAIRES/JANE FONDA F.T.A. de Francine Parker



À  très bientôt
Lionel Lacour

Lumière 2018: "In the tracks of Alexandre Desplat"


Bonjour à tous

Alexandre Desplat fait partie de ces compositeurs très prolifiques pour le cinéma et travaillant pour des cinéastes de tous les horizons. De Roman Polanski à Jacques Audiard en passant par George Clooney, Gilles Bourdos, Stephen Frears et tant d'autres encore. 
Dans In the tracks of Alexandre Desplat, Pascale Cuénot nous fait découvrir la passion qui anime ce compositeur, deux fois oscarisé (pour The grand Budapest hotel de Wes Anderson et The shape of water de Guillermo del Toro), pour qui la passion du cinéma se conjugue avec celle qu'il a pour la musique.

Bien sûr, le documentaire présente ces différents réalisateurs qui reconnaissent en lui sa capacité à s'adapter à chaque scénario qui lui est proposé. Mais le documentaire tire sa force dans ce qu'Alexandre Desplat raconte de son travail, de sa manière de concevoir et d'écrire sa musique. 

Ainsi, le documentaire nous plonge à la fois dans la réflexion qui précède l'écriture de la musique puis dans son enregistrement en studio, avec les ajustements demandés par le réalisateur pour que la musique colle au plus avec ce qu'il en attendait pour se fondre avec son film.

De fait, derrière ce documentaire, Alexandre Desplat apparaît autant comme un compositeur talentueux qu'un homme au service d'une œuvre collective. Car s'il sait s'adapter aux demandes de ses réalisateurs, il sait aussi être force de proposition comme le montre ce formidable passage sur le choix de la musique en ouverture du film The ghost writer de Roman Polanski.

Le documentaire de Pascale Cuénot satisfera ainsi tous ceux qui aiment le travail du compositeur mais aussi ceux qui veulent en savoir davantage sur la nécessaire collaboration entre des artistes dont le travail mêlé aboutit à une œuvre intégrale, mêlant le rythme des images à celui de la musique. 

Samedi 20 octobre - 11h Institut Lumière salle 2
In the Tracks of Alexandre Desplat de Pascale Cuénot (1h01)  
En présence de Pascale Cuénot



À très bientôt
Lionel Lacour

Lumière 2018: Master class ' Evolution de la restauration du son" des films classiques

Bonjour à tous

depuis que le Festival Lumière existe, la société Gaumont propose chaque année une Master Class consacrée à la restauration des films. Il faut dire qu'en étant née la même année que le cinéma, Gaumont est certainement une des entreprises ayant le catalogue le plus important au monde.

Les années précédentes ont permis aux festivaliers, aux passionnés par la technique cinématographique et aux étudiants en cinéma ou audiovisuel de mieux comprendre tous les enjeux de la restauration d'un film "pellicule". André Labbouz, directeur technique de Gaumont rappelle d'ailleurs à chaque intervention l'importance de conserver une copie "pellicule" d'un film quand bien même celui-ci serait désormais tourné et évidemment projeté en format numérique.

À partir de nombreux exemples de restaurations, André Labbouz démontre qu'une copie, même abîmée, peut être réparée, restaurée, et ré-exploitée. Si bien sûr certaines images voire certains films entiers ont définitivement disparu, le travail patrimonial que déploie Gaumont pour conserver et restaurer ses films est nécessaire pour que la cinéphilie de chacun ne se limite pas aux 10 ou 20 dernières années de production cinématographique.

Ce travail est colossal et jamais fini car comme Sisyphe, la restauration d'un film doit régulièrement être refaite, soit parce que celle-ci était imparfaite, soit parce que le film s'est à nouveau dégradé. Les techniques de restauration s'améliorant grâce à du matériel de plus en plus performant, les résultats de "remise en forme" des films est souvent troublant pour ne pas dire spectaculaire et ne manquent pas d'émouvoir les participants à ces master class.

Or cette année, Gaumont a décidé de continuer de présenter son travail de conservation de son catalogue filmique, mais en se consacrant à la restauration du son. C'est ainsi que Léon Rousseau de LE Diapason interviendra pour expliquer toutes les contraintes rencontrées pour redonner aux films un son le plus proche de celui d'origine, malgré les changements de standards, de formats et d'enregistrement et de restitution du son. Car ce dernier est souvent la partie négligée des opérations de restauration des films.

C'est donc une master class destinée à tous ceux voulant apprendre et découvrir comment la vie des films classiques est prolongée grâce aux technologies les plus modernes, faisant se croiser films du patrimoine et haute technologie.



Vendredi 19 octobre 9h30  - Institut Lumière - salle 2
MASTER CLASS "Evolution de la restauration du son" par Gaumont, LE Diapason
Séance gratuite - se rendre à la Villa Lumière le jour même (attention, nombre de places limité)

À très bientôt
Lionel Lacour


jeudi 4 octobre 2018

Lumière 2018 - "Rien n'est jamais gagné": un portrait du producteur Jean-Louis Livi

Bonjour à tous

Jeudi 18 octobre sera projeté pendant le Festival Lumière Rien n'est jamais gagné dans la Villa Lumière.  C'est un documentaire qui touchera tous ceux qui aiment les coulisses de la production des films ou pour ceux qui souhaitent comprendre le miracle du cinéma, celle de la genèse d'une œuvre.
Avec Rien n'est jamais gagné, Philippe Le Guay, réalisateur de Le coût de la vie ou de Alceste à bicyclette, signe un documentaire tout en émotion envers celui qui a produit son film Floride en 2015.

Ce documentaire intimiste avec un des producteurs les plus importants du cinéma français, Jean-Louis Livi, est loin des clichés des producteurs hollywoodiens, cigares à la bouche et cadillac pour les transporter. Au contraire, le documentaire montre combien la finalisation d'un film repose sur la conjugaison de tellement de facteurs concordants que chaque sortie à l'écran constitue en soi un événement.

Autour de deux films, celui de Noémie Lvovsky, Demain et tous les autres jours et de Léa Mysius, Ava, tous les deux sortis en 20017, Philippe Le Guay montre la passion qui anime Jean-Louis Livi, une passion-poison, pouvant l'amener à la ruine. Parce que le métier de producteur repose sur la confiance en ses financeurs et ses distributeurs comme sur des aléas par définition imprévisibles, mettant en péril la production du film ou, au contraire, lui permettant de le concrétiser malgré tout.

Derrière ce documentaire, c'est toute la chaîne de la production cinématographique que Philippe Le Guay raconte. De la lecture du scénario à la sortie en salle en passant par le casting, la technique, les financements, la confiance des réalisateurs ou des comédiens, le soutien ou le rejet des critiques. Ces affres semblent être à la fois l'enfer absolu et finalement les raisons d'un bonheur incomparable. C'est surtout une histoire d'une confiance folle en un projet, celui qu'une œuvre cinématographique, quand bien même fut-elle la première d'une jeune cinéaste, puisse convaincre les cinéphiles, dans la presse ou dans les salles, malgré la multitude de films sortant chaque semaine?

Avec Jean-Louis Livi, Philippe Le Guay dresse donc le portrait d'un producteur encore très actif aujourd'hui malgré ses 77 ans, avec des témoignages nombreux, comme ceux du cinéaste Yves Angelo ou du producteur Philippe Carcassonne. Mais Philippe Le Guay propose un portrait en marche arrière. Si son sujet commence avec les soucis de Jean-Louis Livi pour produire le film de Noémie Lvovsky, il remonte progressivement le temps jusqu'aux origines marseillaises du producteur, origines modestes mais qui, parce qu'il était le neveu du grand Yves Montand, lui ont permis de découvrir ce que le cinéma permettait de raconter et surtout de transmettre comme joie.

Pas de nostalgie donc dans ce documentaire, mais plutôt un récit qui permet de comprendre que ce que l'on est l'a été aussi par ce qu'on vient de quelque part et par ce qu'on a vécu.

Ce documentaire est finalement une ode au cinéma, par l'angle de quelqu'un qui contribue à ce que les cinéastes puissent faire des films et à ce que les spectateurs puissent les voir, en salle de préférence.

Jeudi 18 octobre 2018 - 14h15 - Salle 2 Institut Lumière
Rien n'est jamais gagné
En présence de Jean-Louis Livi et Philippe Le Guay
Réservation

mercredi 3 octobre 2018

Lumière 2018 - Redécouvrir Peter Bogdanovich:"One day still yesterday"

Bonjour à tous

Peter Bogdanovich sera certainement l'un des invités majeurs du dixième Festival Lumière. Et sa venue sera accompagnée d'une programmation de ses films mais aussi d'un documentaire lui étant consacré, One day still yesterday, projeté le vendredi 19 octobre 2018 à 14h45 à la Villa Lumière (Salle 2 de l'Institut Lumière).

Quand Bill Teck réalise en 2014 ce documentaire, au sous-titre révélateur (Peter Bogdanovich et le film perdu), il revient sur la deuxième partie de carrière d'un cinéaste culte des années 70 depuis notamment son film La dernière séance réalisé en 1971. Sa carrière de cinéaste le pousse vers un cinéma radicalement différent de ceux de ses maîtres dont Howard Hawks et John Ford pour lesquels il réalise un documentaire pour chacun: The great professional: Howard Hawks en 1967 et Directed by John Ford en 1971 (ce dernier étant projeté pendant le festival Lumière).
Quand en 1980, Peter Bogdanovich réalise Et tout le monde riait, il prend sa compagne Dorothy Stratten comme actrice principale. Hors celle-ci est assassinée par son ancien mari, le producteur Paul Snider, alors même que le montage du film n'est pas terminé. Le film qui devait relancer sa carrière après quelques échecs commerciaux fut alors abandonné par le studio, forçant Bogdanovich à racheter son film et à le distribuer lui-même. Malgré un casting de rêve, avec Audrey Hepburn, dan un de ses tous derniers rôles et Ben Gazzara, un des fidèles de la bande de John Cassavetes, le film fut un nouvel échec commercial.

Bill Teck prend donc ce moment comme point de départ pour son documentaire en revenant sur cette seconde carrière de Peter Bogdanovich, interrogeant pendant plus d'une heure et demie tous ceux ayant partagé la vie ou les plateaux de tournage de Peter Bogdanovich, ou ceux ayant partagé avec lui le goût du cinéma américain dans son ensemble. Ainsi, Peter Bogdanovich se découvre grâce aux témoignages de Cybill Sheperd, son ex-femme et actrice sur La dernière séance, de Quentin Tarantino ou Wes Anderson, deux fans absolus de Et tout le monde riait , des critiques de cinéma comme le célèbre Andrew Sarris ou encore des membres de sa famille ou simples amis. 

Réalisateur adulé dans les 70s, Peter Bogdanovich retrouve par le travail de Bill Teck une place que le destin lui avait ôté. Et le documentaire fait ce panorama d'une carrière marquée par le drame mais aussi par l'admiration de nombreux cinéphiles, célèbres ou anonymes, intégrant dans ces images celles du film que Bogdanovich tournait alors, Broadway therapy (She's funny that way), dont la projection eut lieu au Festival de Venise deux jours avant celle du documentaire.

Ce documentaire permet donc pour ceux qui ignoreraient qui est Peter Bogdanovich de le découvrir, pour les autres de retrouver ce qui fit de lui un cinéaste unique et novateur.


vendredi 19 octobre 2018 - 14h45 - Institut Lumière - Salle 2
One day still yesterday: Peter Bogdanovich et le film perdu 
de Bill Teck
En présence de Peter Bogdanovich
Réservation


mardi 2 octobre 2018

Lumière 2018: Orson Welles en un documentaire majeur

Bonjour à tous

Le nom d'Orson Welles résonne pour tous les cinéphiles. Depuis son premier film Citizen Kane, le cinéaste s'est d'emblée imposé comme un des plus grands cinéastes de l'Histoire du Cinéma. C'est donc ce personnage gargantuesque qui est au cœur du documentaire They'll love when I'm dead réalisé par Morgan Neville et qui sera projeté à la Villa Lumière (Salle 2 de l'Institut Lumière le mardi 16 octobre 2018 à