lundi 9 juin 2014

Cinésium sur Twitter

Bonjour à tous,

il fallait bien que cela arrive!
Cinésium et Cinésium le Blog ont désormais leur compte twitter.
Vous voulez suivre les articles du blog, être informé des activités Cinésium ou liées au cinéma, vous pouvez vous abonner sur le compte twitter  "  @cinesium  "

À très bientôt
Lionel Lacour

jeudi 29 mai 2014

Lumière 2018: "Les Camarades" de Monicelli: une vision de la lutte sociale plongée dans l'Italie des années 1960

Bonjour à tous

Mercredi 17 octobre à 20h15, dans la salle 2 de l'Institut Lumiière, sera projeté le film Les camarades de Mario Monicelli, en présence de Lorenzo Codelli, historien du cinéma et directeur de la Cineteca del Friuli.

Le cinéaste italien est connu pour ses comédies avec notamment le beau Marcello Mastroianni.
Pourtant, dans Les camarades, il plonge le spectateur dans l'Italie du Nord de la fin du XIXème siècle, à cette époque où les luttes sociales partaient des usines pour travailler moins... de 12h/jour.

Une reconstitution de l'Italie industrielle qui devait rappeler aux Italiens que la lutte n'est pas finie.




Vous pouvez découvrir en image une analyse de ce film:


Les camarades
Mercredi 17 octobre - 20h15 - Salle 2 Institut Lumière
Réservation



À très bientôt
Lionel Lacour

Voir aussi les vidéos de
Sissi impératrice
Le prisonnier de Zenda
La marseillaise

Tristesse club: miroir d'une société brisée

Bonjour à tous,

le 4 juin 2014 sortira Tristesse club réalisé par Vincent Mariette. Pour son premier long métrage, co-produit par Rhône-Alpes Cinéma et tourné autour du lac d'Aiguebelette, le réalisateur a proposé un titre qui résume finalement assez bien notre société et que l'ensemble de ses protagonistes caractérise.







samedi 24 mai 2014

Programme Flash Back 2013 Rhône Alpes Cinéma

Bonjour à tous,

Les résultats des votes des spectateurs du Mégaroyal de Bourgoin et des lecteurs du Dauphiné ont permis d'établir cette programmation.

Vous les avez déjà vus? Ils vous ont plu?
Revenez les voir au cinéma!

Et si vous ne connaissez pas tous les films, c'est l'occasion idéale pour venir les voir.

Et pour vous faire une idée de ces films, ci-dessous la bande annonce.

À très bientôt
Lionel Lacour


mercredi 21 mai 2014

"La Marseillaise" de Renoir, pour parler de la Révolution française, un peu, des années 30 beaucoup.

Bonjour à tous,

Pour la première fois, je mets en ligne une vidéo que j'ai réalisée.
Comme je l'ai dit dans de nombreux articles, un film parle souvent davantage de son époque que du passé qu'il est censé évoquer. Le film de Renoir, La marseillaise, n'échappe pas à ce principe.
La preuve en image:


À très bientôt pour une autre vidéo.

Lionel Lacour

voir aussi le vidéos de
Sissi impératrice
Le prisonnier de Zenda
Les camarades

lundi 19 mai 2014

OSS 117 à l'honneur à l'Institut Lumière

Bonjour à tous,

Mardi 27 mai, l'Institut Lumière propose un vrai moment de réjouissance en programmant les deux opus (en attendant un troisième?) d'OSS 117 réalisés par Michel Hazanavicius.
Encore une fois, l'Institut Lumière rappelle combien le cinéma est un art populaire et qu'il peut donner des longs métrages d'une extrême qualité cinématographique, réussissant à faire rire tous les publics sans forcément user des ficelles les plus faciles (même si certaines sont tout de même prises pour le plus grand plaisir des spectateurs).
Voir: www.institut-lumiere.org

En 2006, OSS 117: le Caire nid d'Espion replongeait les spectateurs dans une France encore coloniale et sous le régime de la IVème République. Hubert Bonisseur de la Bath n'était plus apparu sur les écrans depuis 1970 après huit apparitions cinématographiques à la qualité toute française de cette période. Apparu avant l'autre célèbre espion européen, le fameux James Bond, lui aussi connu par un numéro (007), le personnage d'OSS 117 était devenu rapidement un héros de pacotille, un James Bond du pauvre dont seuls les titres valaient parfois le coup d'œil, comme le fameux À tout cœur à Tokyo pour OSS 117.

dimanche 18 mai 2014

"Welcome to New York": de l'intérêt du Biopic au cinéma

Bonjour à tous,

hier, samedi 17 mai 2014, était projeté dans deux salles en exclusivité à Cannes, hors sélection officielle, le film d'Abel Ferrara Welcome to New York. Accessible le soir même en VOD en France puisqu'il ne sera pas distribué en salles, du moins en France, ce film faisait pourtant la sensation auprès des médias du fait du sujet: la fameuse affaire du Sofitel ayant conduit à l'arrestation du dirigeant du FMI, Dominique Strauss Kahn. Fait divers sulfureux, réalisateur provocateur, le personnage principal interprété par l'ogre Depardieu et accompagné d'une épouse, incarnée par la merveilleuse Jacqueline Bisset. Ce qui agite la presse est alors l'aspect biopic, le récit cinématographique qui pourrait révéler ce que nous ne saurions pas encore. Et le réalisateur a beau eu le soin de changer les noms, DSK s'appelant désormais Devereaux et Anne Sinclair n'ayant plus que le prénom de Simone, personne ne fut dupe de ce que ces noms d'emprunt pouvaient cacher.
Pourtant, les premiers retours critiques furent plus que mitigés pour ne pas dire décevants. Sauf pour la presse étrangère qui a pu trouver un intérêt certain à voir cette histoire qui allait avoir un tel retentissement planétaire mais qui résonnait surtout en France puisque le personnage principal, promis à une arrivée triomphale à l'Élysée se retrouvait menottes aux poignets tel un vulgaire criminel de bas étage.


Ces appréciations diverses posent alors la question de l'intérêt de réaliser des Biopics et pour quels spectateurs. Cet article n'a pas pour objectif d'être exhaustif sur le biopic cinématographique. Un article n'y suffirait pas. Et je n'ai pas encore eu le temps de visionner le film d'Abel Ferrara. La question que je voudrais soulever réside plutôt dans le choix d'un personnage comme sujet de film, puis dans le choix du traitement.

mercredi 14 mai 2014

De l'influence des séries américaines dans la torture? Le rapport d'Amnesty International en question


Bonjour à tous,

Selon les compte-rendus de journalistes, un rapport d'Amnesty International vientdrait de confirmer une recrudescence de la torture dans le monde, y compris dans les pays signataires en 1984 d'un traité les engageant à ne pas pratiquer cela, parmi eux les USA.
Cette progression statistique aurait plusieurs causes et parmi celles-ci, les séries américaines serait un des éléments aggravant. Plus précisément, 24 et Homeland seraient particulièrement visées dans la manière de présenter le recours à la torture pour lutter contre le terrorisme international.

http://www.leparisien.fr/international/la-torture-en-plein-essor-selon-amnesty-international-13-05-2014-3837405.php

Et voici que l'on refait le coup de l'influence de l'image pour expliquer la violence.

jeudi 8 mai 2014

Mercredi 11 juin 2014: Présence exceptionnelle d'Isao Takahata au Comœdia à Lyon

Bonjour à tous,

Le Comœdia s'affirme bien comme le cinéma d'art et d'essai qui compte à Lyon et les cinéastes ne s'y trompent pas. 
Le mercredi 11 juin, c'est le maître nippon de l'animation, Isao Takahata, qui viendra présenter son dernier film Le conte de la princesse Kaguya en Avant Première.
À presque 80 ans, il a une carrière qui a marqué des générations de spectateurs de télévision comme de cinéma. Co-fondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, il s'est distingué par des œuvres diverses. 



dimanche 4 mai 2014

L'homme tranquille où l'Irlande mythifiée de John Ford

Bonjour à tous,

en 1952, John Ford réalisait enfin le film dont il rêvait tant depuis qu'il avait acheté les droits du livre de Maurice Walsh en 1936. Après les refus des différents studios, il fallut le soutien inconditionnel de son fils spirituel John Wayne mais aussi de Maureen O'Hara pour que voit enfin le jour cette adaptation, produite par les studios Republic, société de production avec laquelle John Wayne était en contrat et qui se contentait jusque là de produire des séries B sans jamais quitter les frontières américaines. Mais avoir John Ford, trois fois oscarisé, était une aubaine à ne pas laisser passer, même si le sujet de son projet pouvait laisser pantois. C'est d'ailleurs pour cette raison que le producteur, Herbert J.Yates, demanda à Ford de réaliser avant un autre film, un western, afin de diluer les risques de la production de L'homme tranquille. C'est ainsi que Rio Grande fut réalisé avec les mêmes principaux acteurs: John Ford, Maureen O'Hara et Victor Mc Laglen. Ce fut un grand succès qui permit de produire avec plus de sérénité L'homme tranquille en Irlande, Herbert J. Yates devant affronter le grand John Ford et ses exigences qualitatives.
Mais revenons sur ce que raconte L'homme tranquille.



lundi 28 avril 2014

Flash back 2013 Rhône Alpes Cinéma au Mégaroyal de Bourgoin

Bonjour à tous

du 4 au 6 juin 2014, le Mégaroyal proposera une rétrospective de 6 films co-produits par Rhône-Alpes Cinéma. Les films seront à choisir parmi une pré-sélection du 28 avril au 10 mai.

J'aurai le plaisir d'animer ces projections en partenariat avec Rhône-Alpes Cinéma.

Informations sur le site du Mégaroyal:
www.megaroyal.com


Bande annonce:




mardi 15 avril 2014

Pas son genre: la ségrégation culturelle selon Lucas Belvaux

Bonjour à tous,


Dans Pas son genre, Belvaux reste dans l'adaptation littéraire après 38 témoins tirés du livre de Didier Decoin. En conservant scrupuleusement la fin du livre de Philippe Vilain pour en tirer une œuvre qui ne pourra laisser indifférent les spectateurs parce qu'elle est au final d'un pessimisme redoutable, Lucas Belvaux nous livre, l'air de rien, une vision d'une société française qui se morcelle - sortie en salle le 30 avril.

Une histoire d'amour impossible
Le cinéma regorge de ces comédies romantiques faisant se rencontrer un homme et une femme que tout oppose. Pour ne pas remonter aux origines du 7ème art, il suffit de se rappeler Quand Harry rencontre Sally pour se souvenir que cette histoire d'amour était improbable tant la perception de la vie des deux héros semblait différente. Oui mais ils étaient

vendredi 11 avril 2014

Retour sur les 1ères Rencontres Sport Littérature et Cinéma

Bonjour à tous,

Les 1ères Rencontres Sport, Littérature et Cinéma organisées par l'Institut Lumière du 13 au 16 mars se sont achevées il y a près d'un mois. Et il faut bien admettre que si le pari était pour certains gagné d'avance tant le sport est devenu un domaine de plus en plus populaire et tant l'Institut Lumière a su créer une dynamique autour de ses programmations événementielles, le succès n'était pour autant pas assuré. Je parle ici de succès d'affluence. Car comme l'a rappelé l'initiateur, Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière, les films de sport ou autour du sport font rarement recette au box office, à quelques exceptions près.
Ces Rencontres pouvaient alors être juste une très bonne idée mais ne pas rencontrer le public espéré. Or tel ne fut pas le cas, malgré des séances moins remplies que d'autres et sur lesquelles je reviendrai.

mercredi 12 mars 2014

"Le sexe de mon identité" aux 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma

Bonjour à tous,

Les 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma ouvrent tous les sujets. C'est ainsi que le documentaire de Clara Vuillermoz Le sexe de mon identité sera projeté à l'Auditorium Malraux - Manufacture des Tabacs.

Ce documentaire produit par la société lyonnaise Cocottes-minute productions ose aborder un sujet à la fois extrêmement en vogue dans les médias trash et pourtant encore tellement tabou dans notre société, peu servi il est vrai par les médias ou les films de fictions caricaturant les situations.

Car le film de Clara Vuillermoz aborde le problème du transgenre, la difficulté pour ses personnes de se vivre dans un sexe qu'elles n'estiment pas être le bon.

Tourné à Lyon, ce documentaire montre ainsi toutes les implications, à la fois psychologiques mais aussi chirurgicales qu'entraîne le mal-être de ces individus, personnes à part entière, souvent victimes des moqueries des voisins ou de l'incompréhension de la famille.

Le documentaire sera suivi d'un débat avec notamment la réalisatrice et le docteur Morel Journel, témoin privilégié du documentaire.

Le sexe de mon identité: Mercredi 26 mars 2014 - 16h  à l'Auditorium Malraux - Manufacture des Tabacs (Rue Rollet) - Entrée gratuite sur inscription sur le site
www.droit-justice-cinema.fr

À très bientôt
Lionel Lacour

lundi 10 mars 2014

"Un coupable idéal" aux 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma

Bonjour à tous,

Dans le cadre des Rencontres Droit Justice et Cinéma (5ème édition), vous pourrez voir en soirée d’ouverture le fantastique documentaire de Jean-Xavier de Lestrade, oscarisé en 2002 :
Un coupable idéal

Ce film absolument remarquable plonge le spectateur dans une histoire invraisemblable et pourtant bien réelle.
Projeté le 24 mars au Comoedia à 20h, un débat prolongera cette soirée.

Toutes les infos sur la programmation des 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma sur

Inscriptions pour la Master Class de clôture avec le Réalisateur Christian Carion (Une hirondelle a fait le printemps, Joyeux Noël, L’affaire Farewell) interrogé par le journaliste Jean-Jacques Bernard (rédacteur en chef de Ciné+ Classic) sur

Rejoignez la page facebook des Rencontres Droit Justice et Cinéma


À très bientôt

Lionel Lacour

mercredi 5 mars 2014

La programmation des 5e Rencontres Droit Justice et Cinéma: encore la diversité

Bonjour à tous

La programmation des 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma est enfin dévoilée.

Nouveau visuel, nouveau logo grâce à notre partenaire Esprit Public, les 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma sont toujours organisées par l'Université Jean Moulin Lyon 3 et par le Barreau de Lyon.
Se déroulant du 24 au 28 mars 2014, ces Rencontres sont présidées par le réalisateur Christian Carion qui donnera une Master Class exceptionnelle en clôture à l'Hôtel de Région à 18h dans laquelle il abordera des films traitant des questions très diverses portant sur la justice mais surtout sur le droit.





Car cette année est plus que jamais ouverte à toutes les questions juridiques qu'abordent le cinéma, avec des soirées exceptionnelles se déroulant au Cinéma Comœdia.

Programmation:

* Lundi 24 mars 20h00: ouverture de la programmation avec la projection du documentaire de Jean-Xavier de Lestrade, oscarisé en 2002: Un coupable idéal. Une occasion de comparer deux justices différentes!
* Mardi 25 mars 20h00:  La marche de Nabil Ben Yadir permettra de revenir à la fois sur ce film de 2013 mais aussi sur cet événement initié dans la région lyonnaise. EN PRÉSENCE du réalisateur et du Père Christian Delorme!
* Mercredi 26 mars 16h00 (à la manufacture des Tabacs - Auditorium Malraux): Le sexe de mon identité, documentaire de Clara Vuillermoz, permettra d'aborder la question des transexuels et les questions d'identité qui l'accompagne. EN PRÉSENCE de la réalisatrice - SÉANCE GRATUITE SUR INSCRIPTION
* Mercredi 26 mars 20h00: Avant Première de Tout est permis de Coline Serreau. Ce documentaire permettra d'aborder les questions de la sécurité routière avec un débat EN PRÉSENCE de la réalisatrice et de Chantal Perrichon, grande militante contre la violence routière.
* Jeudi 27 mars 19h30: Remise du Prix du Film de droit et de justice à 9 mois ferme puis projection du film et débat!
* Vendredi 28 mars 18h00: Master Class de Christian Carion, réalisateur de Une hirondelle a fait le printemps, Joyeux Noël et L'affaire Farewell. Il sera interrogé par Jean-Jacques Bernard, rédacteur en chef de Ciné+ Classic. SÉANCE GRATUITE SUR INSCRIPTION

Et pendant toute la semaine, venez découvrir l'exposition Rhône-Alpes Cinéma au Comœdia qui présente des photographies originales des tournages de film portant sur la Justice au cinéma et réalisés dans la région!

Toutes les infos et inscriptions sont sur le site www.droit-justice-cinema.fr

À très bientôt pour ces Rencontres cinématographiques!

Lionel Lacour
délégué général des Rencontres Droit Justice et Cinéma.




mercredi 26 février 2014

Le programme des 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma

Bonjour à tous,

Du 24 au 28 mars 2014 se dérouleront donc les prochaines Rencontres Droit Justice et Cinéma à Lyon, organisées par l'Université Jean Moulin Lyon 3 et par le Barreau de Lyon.
Avec un nouvelle identité visuelle grâce à notre partenaire Esprit Public, ces Rencontres Droit Justice et Cinéma veulent s'inscrire encore un peu plus dans le paysage culturel lyonnais en abordant les questions de société abordées par le 7ème art et décryptées par les professionnels du droit et de la justice mais aussi par des grands témoins.


Présidées par le réalisateur Christian Carion (Joyeux Noël, Une hirondelle a fait le printemps, L'affaire Farewell), ce dernier donnera en clôture des Rencontres une grande Master Class à l'Hôtel de Région, le vendredi 28 mars à 18h00. Interrogé par Jean-Jacques Bernard, rédacteur en chef de Ciné+ Classic, il évoquera la manière dont les cinéastes témoignent des questions de droit dans leur société. Pour cela, il s'appuiera sur des extraits de ses films ainsi que d'autres œuvres de réalisateurs divers.
Cette Master Class est gratuite et sur inscription.


mardi 18 février 2014

Sport, littérature et cinéma à l'Institut Lumière: les arts populaires à l'honneur

Sport, Littérature et Cinéma : les premiers rendez-vous
Bonjour à tous,

du 13 au 16 mars 2014, l'Institut Lumière ouvrira les premières Rencontres Sport, Littérature et Cinéma. À cette occasion, les spectateurs de Lyon et d'ailleurs pourront découvrir en avant première le film de Stephen Frears, Muhammad Ali's greatest fights en présence du réalisateur. D'autres choisiront peut-être de rencontrer celui que certains considèrent comme le plus grand cycliste de tous les temps, Eddy Merckx, lors de la projection de La course en tête de Joël Santoni, film réalisé en 1974, et projeté le 13 mars à l'Institut Lumière.

Il est possible que ce mélange des genres puisse étonner quelques spectateurs puristes pour qui le sport est à 100 000 lieues de ce qui peut intéresser un cinéphile. Pourtant, s'il est bien deux divertissements qui sont nés presque simultanément, ce sont le sport au sens moderne du terme et le cinéma. Tous les deux correspondent à la fois à un spectacle et à des plaisirs que les plus modestes pouvaient s'offrir. La passion que certains comédiens ont pu générer n'a d'équivalent que celle qui accompagne les plus grands sportifs, et ce quelque soit le sport considéré. Le talent de ces derniers amènent parfois les commentateurs de leurs exploits à parler de génie et à les comparer à des artistes. L'image

vendredi 7 février 2014

Frozen River: le rêve américain, en petit

Bonjour à tous,

le cinéma américain a ceci de vertigineux qui est de savoir présenter ce qu'est le rêve américain même en restant dans des espaces les plus petits. La liste est longue des films qui ne s'ouvrent pas sur les grands espaces pourtant si caractéristiques du Nouveau Monde. Même La prisonnière du désert nous invite à imaginer que le bonheur réside dans l'établissement d'une famille dans une ferme. Voyage au bout de l'enfer ne déroge pas à la règle, la ferme s'étant transformée en petite ville sidérurgique. Plus récemment, Gran Torino, sorti aux USA la même année que Frozen river n'étendait pas ses prises de vue bien au-delà de quelques quartiers pavillonnaires populaires. En 2013, The place beyond the pines reprenait encore cette idée que malgré le gigantisme du pays, l'espace se résumait pour nombre d'Américains pas beaucoup plus loin que la ville.
Ainsi donc, en 2008, Courtney Hunt écrivait et réalisait son premier, et

jeudi 30 janvier 2014

Quand le cinéma inspire le football!

Bonjour,

une fois n'est pas coutume, j'aborderai ici le cinéma sous l'angle purement économique sans vraiment aborder le contenu filmique (quoique...).
Ainsi, hier, mercredi 29 janvier 2014, a été rendu publique le rapport de Jean Glavany sur le traitement fiscal des joueurs de football (et derrière, des athlètes d'autres sports pourraient être concernés par la suite) qu'il préconise de rapprocher du statut des artistes.
Au regard des salaires, ces artistes ne peuvent être que des chanteurs ou des acteurs. Et comme les premiers sont payés essentiellement en droit d'auteur, surtout s'ils ne se produisent pas sur scène, il est donc une évidence que la comparaison se fait surtout avec les acteurs et actrices.

samedi 25 janvier 2014

Jugement à Nuremberg: une longue réflexion sur l'Histoire, le Droit et la Justice

Bonjour à tous,

en 1961, Stanley Kramer réalisait Jugement à Nuremberg, rassemblant pour l'occasion une pleïade invraisemblable de stars: Spencer Tracy, Richard Widmark, Burt Lancaster, Marlene Dietrich, Judy Garland ou encore Montgomery Clift.
Le film relatait le troisième procès de Nuremberg qui s'est tenu en 1948, après le plus célèbre organisé entre 1945 et 1946 et qui avait permis de définir de nouveaux crimes, notamment celui de crime contre l'Humanité.
Le film de Kramer s'inscrit dans un contexte historique très particulier. En 1961, la guerre froide n'est plus vraiment ce qu'elle était, malgré quelques coups d'éclat comme la construction du mur de Berlin par les Soviétiques ou bien la tentative de débarquement américain dans la baie de cochons à Cuba. En revanche, la question nazie semblait avoir été tranchée après les jugements de Nuremberg, ayant donné lieu à des condamnations allant jusqu'à la peine capitale. Si bien que ceux n'ayant pas été attrapés purent croire qu'ils ne seraient plus inquiétés après avoir fui dans certains pays peu regardant sur leur passé nazi ou pouvant tirer profit de ce passé, que ce soit aux USA ou dans le bloc de l'Est. Or, en 1960, l'arrestation d'Adolph Eichmann, nazi ayant eu en charge la mise en œuvre de la Solution finale, par les services secrets

dimanche 29 décembre 2013

Voyage au bout de l'enfer: chef d'œuvre de l'Amérique post Vietnam

Bonjour à tous

en 1978, le jeune cinéaste Michael Cimino réalisait un des plus grands films sur la guerre du Vietnam, un des plus grands films tout court de l'Histoire du Cinéma. À l'occasion de la présentation de sa version restaurée à l'Institut Lumière, Michael Cimino avait précisé les conditions d'écriture du scénario et celles du tournage. Le film mériterait en soi un documentaire à ce sujet tant les anecdotes sont nombreuses et à la hauteur du film. Mais s'il est des œuvres parfois plus intéressantes dans le déroulé de leur création que le résultat lui-même, la merveille que constitue le deuxième film du cinéaste est en fait encore sublimée par ces différentes explications de tournage et de fabrication. Il faut dire que le film est en soi une des œuvres les plus abouties que le cinéma ait proposé aux spectateurs. Si certains préfèrent la vision de Coppola sur la guerre du Vietnam dans Apocalypse now réalisé en 1979, celle réalisée par Cimino est de loin ma préférée, pour des raisons autant esthétiques que sur le récit et sur ce que le film dit des Etats-Unis et de son peuple.

mardi 17 décembre 2013

2ème Prix du film de droit et de justice

Photographie David Venier - Université Jean Moulin Lyon 3
Bonjour à tous,

les 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma organisées par l'Université Jean Moulin Lyon 3 et le Barreau de Lyon reconduisent le prix du film de droit et de justice.
Cette année, il récompensera encore un long métrage distribué en 2013 et dont le thème central s'appuie sur une question de droit et de justice.



Une sélection de 3 films est soumise aux votes sur le site des Rencontres:
http://www.droit-justice-cinema.fr/prix-du-film/



Pour désigner le film qui succédera au palmarès à Ombline de Stéphane Cazes, vous aurez donc à choisir entre:
Michael Kohlhaas d'Arnaud des Pallières



9 mois ferme d'Albert Dupontel

Landes de François Xavier Vives
Le film qui aura la majorité des votes sera le nouveau lauréat du prix. Celui-ci sera remis au réalisateur pendant les 5èmes Rencontres Droit Justice et Cinéma qui se dérouleront du 24 au 28 mars 2014.

Alors très bon vote et à très vite pour découvrir le prochain lauréat de ce prix.

À très bientôt
Lionel Lacour

dimanche 15 décembre 2013

Elysium ou le recyclage des angoisses du XXème siècle

 Bonjour à tous,

à l'occasion de la sortie d'Elysium en DVD et Blu Ray, il m'a semblé intéressant de revenir sur ce film de Neill Blomkamp à qui on devait déjà District 9 sorti en 2009. Or la première idée qui me soit venue en regardant la première séquence fut celle d'une sorte de "déjà vu".
En effet, la première séquence présente la Terre comme sur-polluée et surpeuplée. Cela ne rappelle donc rien à personne? Le générique de Soleil vert ne disait pas autre chose. Mais Richard Fleisher réalisait ce film en 1973. Blomkamp n'a donc que poussé la date inéluctable à la fin du XXIème siècle et non au début. Cela voudrait-il donc dire que rien n'aurait changé depuis 40 ans? Science fiction ou Anticipation? (cf mon article sur la distinction entre les deux http://cinesium.blogspot.fr/2013/01/anticipation-ou-science-fiction.html)




samedi 23 novembre 2013

"Les tontons flingueurs" sans papa

 Bonjour à tous,

les tontons étaient partis les uns après les autres, mais leur papa résistaient malgré une santé de plus en plus fragile. Cette nuit du 22 au 23 novembre lui aura donc été fatale, peut-être une nuit comme les aimait tant le Mexicain, autre héros pittoresque des Tontons.
Mais que reste-t-il vraiment de Georges Lautner? Pour bon nombre de cinéastes d'aujourd'hui, pas grand chose. Est-il cité par eux comme inspirateur de leur travail? Rarement pour ne pas dire jamais. Au mieux, on évoque ses films. Quelques films. Les Barbouzes, Le monocle et forcément, Les tontons flingueurs. Mais souvent en citant d'abord les dialogues d'Audiard. En rappelant les acteurs, Jean Gabin, Paul Meurisse, Lino Ventura, Alain Delon, Bernard Blier et les autres. Mais de lui, Georges Lautner, pas grand chose.

lundi 11 novembre 2013

"La chasse": un film dérangeant

Bonjour à tous,

En 2012, Thomas Vinterberg voyait son film La chasse être sélectionné au festival de Cannes puis son acteur principal, Mads Mikkelsen, recevoir le prix d'interprétation masculine. Après Festen, réalisé en 1998, le réalisateur retrouvait le thème de la pédophilie en changeant radicalement de point de vue. Il ne s'agissait évidemment pas de trouver des circonstances "atténuantes" à la pédophilie! Mais Vinterberg a choisi cette fois le principe de l'innocence de celui qui est accusé, plongé dans une sorte de tourbillon infernal faisant de lui un coupable pour toute une communauté. Le film a partagé, et partage encore, les critiques. Pas tant sur la forme ni sur l'interprétation. Mais curieusement sur le fond, reprochant à Vinterberg de jouer sur du velours en prenant fait et cause pour cet homme, Lucas, accusé injustement. Ce serait trop facile. Vraiment? Et si ce film mettait les spectateurs mal à l'aise parce qu'ils pourraient se reconnaître dans le film?

mercredi 23 octobre 2013

"Quai d'Orsay" en Avant Première à l'Institut Lumière

Bonjour à tous,

Le président de l'Institut Lumière est aussi et surtout réalisateur. 
Venez découvrir son prochain film à l'Institut Lumière avant tout le monde!

AVANT-PREMIERE
Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier (2013, 1h53)
Mercredi 30 octobre à 20h30
L'adaptation de la bande dessinnée de Christophe Blain et Abel Lanzac, avec Thierry Lhermitte, Raphaël Personnaz, Niels Arestrup.
En présence de Bertrand Tavernier


L'achat des billets pour les séances de cinéma peut se faire sur place, à l'accueil, avant le début de la projection. Mais il serait prudent d'acheter vos places dès maintenant:

- sur le site www.institut-lumiere.org
- par téléphone au 04 78 78 18 95 du mardi au dimanche de 10 h à 18h30.
- sur place au 25 rue du Premier Film - Lyon



À très bientôt
Lionel Lacour

Le festival Lumière 2013 après le festival Lumière

Bonjour à tous,

Vous n'avez pas pu voir les films que vous auriez dû voir? Vous aimez les films, même sans la présence des invités prestigieux du dernier festival Lumière, alors l'Institut Lumière vous propose quelques sessions de rattrapage du 25 octobre au 6 novembre avec une sélection de films plébiscités par le public durant le festival Lumière.

Vous aimez les films du lauréat du Prix Lumière 2013? Alors ces séances sont pour vous:

Soirée Kill Bill - Kill Bill volume 1 suivi de Kill Bill volume 2 de Quentin Tarantino
Samedi 2/11 à 19h
Reservoir Dogs de Quentin Tarantino
Ve 25.10 à 21h15 - Di 27/10 à 18h15 - Je 31/10 à 17h - Me 6/11 à 21h15

Vous avez manqué ce film recommandé par Tarantino himself? Ruez vous pour:
True Romance de Tony Scott
Sa 26/10 à 20h45 - Je 31/10 à 21h - Ve 1/11 à 21h15 - Me 6/11 à 19h

Décidément, Verneuil, ça se voit et ça se revoit avec toujours le même plaisir:

Des gens sans importance d'Henri Verneuil
Sa 26/10 à 14h30 - Ma 29/10 à 19h - Je 31/10 à 14h30 - Ve 1/11 à 16h15
Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil
Ve 25/10 à 19h - Di 27/10 à 16h30 - Ma 29/10 à 14h30 - Di 3/11 à 16h30

Quoi? Un chef-d'œuvre du néo-réalisme italien pendant le festival? Et vous ne l'aviez pas vu sur le programme?
Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini
Di 27/10 à 14h30 - Ma 29/10 à 17h - Di 3/11 à 14h30 - Ma 5/11 à 19h

Ah! Cinéma culte des années 1980, le corps de Bowie enterré et juste sa tête à la surface... Le grand Pacino dans le rôle mythique d'un balafré... À ne pas louper!
Scarface de Brian De Palma
Me 30/10 à 16h30 - Ve 1/11 à 18h15 - Di 3/11 à 18h45 - Ma 5/11 à 21h
Furyo de Nagisa Oshima
Sa 26/10 à 18h30 - Ma 29/10 à 21h - Sa 2/11 à 16h30 - Me 6/11 à 16h30



Sa projection au festival fut complète très vite. Et si on regardait LE film qui fit de Peggy Cummins une légende?
Gun Crazy / Le Démon des armes de Joseph H. Lewis
Sa 26/10 à 16h30 - Je 31/10 à 19h - Ve 1/11 à 14h30 - Sa 2/11 à 14h30

Vous voulez tout voir ou revoir? Les places sont en vente dès maintenant, sur place, à l'accueil, avant le début de chaque projection ou vous avez également la possibilité d'accéder à la billetterie en ligne de l'Institut Lumière (25 rue du Premier Film - Lyon)
Pour les soirées spéciales, il est possible d'acheter ses places à l'avance sur place ou par téléphone au 04 78 78 18 95
du mardi au dimanche de 10 h à 18h30.

À très bientôt!
Lionel Lacour

mardi 22 octobre 2013

Séance Radio : pour l'amour du cinéma

Bonjour à tous,

Pour un billet rapide après le festival Lumière si passionnant cette année, je viens vous faire part de ma rencontre avec Antoine Sire. Orchestrée par Jean-Jacques Bernard, rédacteur en chef de Ciné+ Classic et journaliste de Radio Lumière, cette rencontre m'a permis de découvrir que. BNP Paribas n'est donc pas qu'une Banque.C'est aussi du cinéma.
BNP Paribas, partenaire de ce festival incroyable se déroulant dans la ville natale du cinéma, propose aussi une webradio exclusivement consacrée au cinéma qu'Antoine Sire m'a permis de découvrir.
Avec Laurent Bourdon, Antoine Sire propose des émissions intitulées "Le Filmographe" permettant de redécouvrir des comédiens, des réalisateurs, mais aussi des thématiques (comme par exemple "Jazz et cinéma"). Mais beaucoup d'autres rubriques sont diffusées sur cette webradio que l'on peut réécouter sans limite!

Une très belle découverte pour tous les cinéphiles, avec une programmation riche et variée, de la musique issue des bandes originales et à partager sans retenue:
http://www.seanceradio.com/radio

A très bientôt
Lionel Lacour

jeudi 17 octobre 2013

"Hitler dead or alive": quand Tarantino propose les films qui l'inspirent!

Bonjour à tous,

Le festival Lumière 2013 ne se remet toujours pas de ce qui lui arrive pour son 5ème anniversaire. Comme le pourrait-il d'ailleurs. Depuis l'ouverture, ce lundi 14 octobre, tout n'est que démesure de par la présence des stars, oui des stars, dans tous les cinémas du Grand Lyon. Mais démesure également par leur présence dans des lieux fréquentés par les spectateurs, fondus avec eux, à la fois inaccessibles de par l'aura qui les caractérise, et si proche des festivaliers par leur passion commune avec le cinéma classique.

Alors, que dire du lauréat 2013? Quentin Tarantino, dont les initiales sont devenues un signe de ralliement de tous les spectateurs en ébullition, assiste aux séances, communie avec les films, ne retient aucune de ses émotions, rit quand le film entraîne à rire. Les spectateurs n'en reviennent toujours pas.

jeudi 10 octobre 2013

Le Festival Lumière honore Germaine Dulac

Bonjour à tous,

Samedi 19 octobre à 16h45, le film Âme d'artiste, titre original, mais également connu sous le titre "Rêve et réalité" de Germaine Dulac sera projeté à l'Institut Lumière, salle 2 (Villa Lumière).
Avant-gardiste du cinéma français, Germaine Dulac fut une des cinéastes les plus reconnues en France et ailleurs, à cette époque où les femmes avaient une place plus importante dans le 7ème art qu'elles n'ont aujourd'hui. Ce film de 1925, réalisé un an après son chef-d'œuvre La souriante Madame Beudet place l'action à Londres et offre des plans superbes, notamment sur la cité anglaise, et articulés de manière remarquable permettant une économie d'usage des cartons pour expliquer l'action. Bénéficiant du plus gros budget jusqu'alors consacré pour un mélodrame, Âme d'artiste est considéré par Richard Abel, historien du cinéma français, comme le premier film moderne réalisé presque entièrement en studio, avec un casting international. Pour prolonger ce point sur ce film, vous pouvez consulter à ce propos la page du site du Festival Lumière.

Âme d'artiste
 Le cinéma de Germaine Dulac est essentiellement muet, ses deux dernières œuvres étant les seules sonorisées, dont la dernière, Je n'ai plus rien, court métrage de 1934, étant un film musical mettant en scène la grande chanteuse populaire Fréhel, pour ensuite se consacrer aux actualité Gaumont jusqu'à sa mort en 1942.

Âme d'artiste sera projeté évidemment accompagné musicalement, et, pour le plus grand plaisir des festivaliers, cet accompagnement se fera en direct par le guitariste classique Percy Castro. Une occasion fantastique de savourer deux plaisirs dans un même événement, celui d'un film esthétiquement somptueux et celui d'un virtuose jouant "unplugged" pour faire cuistre, en son naturel pour correspondre à ce moment vrai moment de grâce qui pourra être partagé pour les quelques privilégiés de la salle.

Cette expérience est encore possible pour les quelques places restantes.

Âme d'artiste, Germaine Dulac, 1925, 1h40
Institut Lumière (salle 2 - Villa Lumière)
25 rue du Premier Film
3 € - Points de vente habituel ou sur le site internet www.festival-lumiere.org

À très bientôt
Lionel Lacour



mercredi 9 octobre 2013

"Michael Haneke profession: réalisateur" au Festival Lumière

Bonjour à tous,

Yves Montmayeur revient au Festival Lumière pour présenter son documentaire "Michael Haneke profession: réalisateur" réalisé en 2013.
Après la projection en 2011 de ses documentaires sur le cinéma japonais de genre (Yakuza Eiga, une histoire du cinéma yakuza - 2009; Pinku Eiga, inside the pleasure dome of Japanese Erotic Cinema - 2011) qui avaient tant séduit les festivaliers, Yves Montmayeur change radicalement de registre dans son dernier documentaire. En s'attaquant à Michael Haneke, il s'attaque surtout à un monstre de la cinéphilie mondiale. Ses deux derniers films, Le ruban blanc (2009) et Amour (2012) ont été couronnés de la Palme d'Or à Cannes. Cinéaste aride pour les uns, rigoureux pour les autres, ce sont surtout les témoignages de ses comédiens qui permettent de cerner le cinéaste au travers du documentaire.

mardi 8 octobre 2013

La naissance de Charlot: tout comprendre sur la genèse d'un mythe au Festival Lumière

Bonjour à tous,

Après une rétrospective Chaplin à l'Institut Lumière et une exposition dans la galerie de l'Institut, Chaplin est cette fois à l'honneur du Festival Lumière au travers d'un documentaire et de la projection de courts métrages des débuts de Chaplin. Pour le documentaire, ce sont Serge Bromberg et Éric Lange qui ont co-réalisé La naissance de Charlot et c'est peu dire que ces deux réalisateurs connaissent le personnage créé par Charlie Chaplin sur le bout de leurs doigts. Spécialistes du cinéma muet, ces documentaristes devenus des références du SDF le plus célèbre du cinéma, reviennent sur ce qui a permis au britannique Charlie Chaplin de créer cet anti-héros, ingénu vagabond tellement caractérisé qu'il est encore aujourd'hui une des images les plus identifiables de la culture cinéphilique. En effet, quel héros du 7ème art a pu imprimer à ce point les mémoires collectives ?


C'est donc sur cette genèse que reviennent Serge Bromberg et Éric Lange, sur le rôle joué par le mentor du jeune Chaplin, Mack Sennett, et sur la mise en orbite cinématographique du vagabond qui œuvrait tant pour garder sa dignité! Près d'un quart de siècle d'existence sur grand écran, voilà ce que représente le mythe "Charlot", de 1914, date de sa première apparition sur une bobine de film à 1937, pour sa dernière prestation dans Les temps modernes, même si le barbier du Dictateur (1940) marque peut-être véritablement l'ultime présence et la réelle disparition de Charlot, personnage muet tout au long du film, pour devenir ce génial orateur dans un discours devenu un manifeste de tolérance depuis.

Serge Bromberg au Festival Lumière 2010

Serge Bromberg, un fidèle du Festival Lumière, sera présent pour la projection de ce documentaire. Les festivaliers pourront également le retrouver pour la présentation de 4 courts métrages.

Programme "Charlot" à l'Institut Lumière - salle 2 (Villa Lumière) - en présence de Serge Bromberg
Mercredi 16 octobre - 11h00:  La naissance de Charlot (Serge Bromberg, Éric Lange, 2013, 1h01)
Dimanche 20 octobre - 14h30: 4 films Chaplin (courts métrages de 1916 - 1917) L'émigrant, Charlot fait une cure, Charlot brocanteur, Charlot s'évade



Tarifs: 3 € par séance (les 4 courts métrages de Charlot comptent pour une seule séance).
Billets à retirer aux points de vente habituels ou sur le site www.festival-lumiere.org

À bientôt
Lionel Lacour

lundi 7 octobre 2013

Christine Pascal:un documentaire sur son dernier film au Festival Lumière

 Bonjour à tous,

mercredi 16 octobre, à 20h30, Annette Dutertre viendra présenter à l'Institut Lumière (salle 2 - Villa Lumière) son documentaire Journal d'un montage "Adultère (mode d'emploi)", dernier film que l'actrice lyonnaise Christine Pascal avait réalisé en 1995, un an avant de mettre fin à sa vie, le 30 août 1996, à 42 ans seulement. C'est donc l'histoire de ce dernier film qu'Annette Dutertre relate. Film dans lequel Christine Pascal retrouvait Richard Berry après La garce en 1984 et le succès de Le petit prince a dit réalisé en 1992, succès tant critique que public, avec notamment le Prix Louis-Delluc une nomination pour le César du meilleur film en 1993.

Richard Berry et Karin Viard dans
Adultère (mode d'emploi)


Annette Dutertre, spécialiste du montage puisqu'elle a travaillé sur de nombreux films avec parmi les plus connus Peindre ou faire l'amour, Tournée, Camille redouble ou encore Les salauds, aborde alors l'ultime film de Christine Pascal. C'est cette période de montage de novembre 1994 à mars 1995 réalisé par Jacques Comets qu'Annette Dutertre raconte comme une sorte de témoignage de ce à quoi pouvait aussi ressembler le montage avant l'ère numérique.


Avec ce documentaire, c'est aussi une manière de célébrer cette actrice lyonnaise qui travailla souvent avec le président de l'Institut Lumière, Bertrand Tavernier. Si elle n'a qu'un rôle muet dans son premier long-métrage L'horloger de Saint Paul en 1974, elle est encore présente dans Que la fête commence en 1975 et dans Le juge et l'assassin en 1976. C'est enfin en 1987 dans Around midnight qu'a eu lieu leur dernière collaboration.

Voir ce documentaire à l'Institut Lumière est donc la certitude de parler de cinéma mais aussi d'honorer dans un lieu cher à celui qui l'a fait tourner le plus souvent dans ses films.

Cette projection aura lieu en présence d'Annette Dutertre, et, à n'en pas douter, avec tous ceux qui, à Lyon, ont aimé l'actrice et la réalisatrice Christine Pascal.

Entrée: 3 € (sur les points de vente habituels ou par internet)
Institut Lumière - 25 rue du Premier Film - Lyon
Informations sur le site www.festival-lumiere.org

À très bientôt
Lionel Lacour



samedi 5 octobre 2013

Un documentaire sur René Clément: une avant première à la Villa Lumière

Bonjour à tous

Le Festival Lumière propose le Mardi 15 octobre à 19h et en avant-première le documentaire d'Alain Ferrari. Produit par Caïmans Production, ce documentaire brosse le portrait extrêmement sensible de René Clément, réalisateur au talent hélas trop souvent méprisé par des critiques devenus à leur tour cinéastes, se reconnaissant ensuite sous l'expression "Nouvelle Vague".



jeudi 3 octobre 2013

"Natan", les secrets d'une histoire française au Festival Lumière

Bonjour à tous,


Bernard Natan est un inconnu en France. Pourtant, son histoire individuelle colle incroyablement à l'Histoire de la France des années 1920 à 1940. Dans un documentaire passionnant de David CAIMS et Paul DUAN, la vie de ce personnage disparu de la mémoire collective des Français est retracée avec des documents d'archive exceptionnels.
Projeté au Festival Lumière le jeudi 17 octobre à 11h à la Villa Lumière (25 rue du Premier Film), il sera présenté par Serge Bromberg, spécialiste du cinéma d'avant la Seconde guerre mondiale et qui intervient d'ailleurs dans le documentaire, et en présence des réalisateurs.
Voir www.festival-lumiere.org/manifestations/natan.html